16 mars 2005
correspondance en vue mariage : attention à la prostitution
"CYBERMARIAGE
Les dangers qui guettent les candidates
Les
unions contractées par correspondance ou sur le net finissent de plus
en plus dans les réseaux de la prostitution pour les Africaines en
général, les Camerounaises en particulier.
Dans
un communiqué parvenu à notre rédaction, une agence matrimoniale basée
à Bordeaux en France attire l’attention des Camerou-naises et de leurs
familles sur “ le développement dramatique de la prostitution des
femmes d’origine africaine en France ”. L’Institut Afrique-Alliance
puisque c’est d’elle qu’il s’agit, insiste sur “ les cruelles
déconvenues auxquelles s’exposent les Camerounaises candidates au
mariage en France ”. Selon Afrique Alliance, “ la majorité d’entre
elles se trouve dans l’impossibilité de vérifier l’identité de leur
correspondant, son statut matrimonial officiel, ou bien encore, par
exemple, son absence de casier judiciaire. ”
(...)
" les dangers qui guettent les jeunes
femmes surtout, en Europe, font de plus en plus les choux gras des
périodiques. Les maquereaux ne lésinent ni sur les moyens ni sur les
méthodes. Ils se recrutent dans toutes les origines et tous les
milieux. La misère et l’insécurité qui sévissent en Afrique constituent
des appâts irrésistibles qui font le bonheur des proxénètes de tous
bords. Les lecteurs du Messager se souviennent encore de Theresa
Mumbang, une Camerounaise condamnée à 17 ans de prison aux Etats-Unis
où elle réduisait ses jeunes compatriotes à l’esclavage, dans des
conditions les plus inhumaines sous prétexte qu’elle les avaient tirées
de la misère (Voir LM n° 1830 du 3 mars 2005)."
Article complet : http://www.africanindependent.com/cam_cybermariages_dangers031005.html
01 mars 2005
traque au mariage "blanc"
A ce que je sais (à travers les journaux), les personnes qui sont inquiétées, c'est celles qui ont un très grand écart d'âge (genre 30-40 ans), ou qui vivent séparément, ou qui sont manifestement incapables de communiquer entre elles (il faut qu'il y ait un gros problème de communication, pas juste le fait de communiquer avec une maîtrise très approximative de la langue commune ; les regards, les gestes comptent aussi comme une communication). Apparemment, il y a des gens qui se présentent à l'état civil et où le fiancé/la fiancée est incapable d'expliquer à son partenaire ce qu'il faut faire (comme signer comme quoi on veut se marier).
Les problèmes commencent si la personne divorce avant les 5 ans ou si le partenaire suisse ou avec un permis C meure avant les 5 ans. Le veuf ou la veuve se voit signifié son expulsion ! Et cela même si la personne a eu une histoire amoureuse avec le défunt qui a commencé plusieurs années avant le mariage ! C'est le cas actuellement d'une Brésilienne. Elle a un comité de soutien et elle fait recours etc. J'espère qu'on lui donnera gain de cause.
mariage avec un Camerounais
1) aller tous les deux à l'état civil en Suisse, annoncer son intention de se marier ; à l'état civil, ils expliquent les démarches.
2) pour le/la Suisse(sse) : amener à l'état civil quelques papiers, je sais plus lesquels, mais style papier d'identité + attestation de domicile. Très simple.
3) pour le/la Camerounais(e) : faire venir du pays le certificat de naissance + un certificat de célibat (à faire établir par les autorités camerounaises ; NB : il y a un timbre de quelques milliers de francs CFA à payer)
4) après avoir reçu les papiers du Cameroun, les donner à l'état civil en Suisse. Payer une somme (près de 1'000.- CHF dans mon souvenir) pour les démarches entreprises par la Suisse (cf. point 5); l'argent non utilisé est remboursé par la suite (nous, on avait reçu des clopinettes).
5) l'ambassade suisse à Yaoundé "authentifie" les documents camerounais en faisant une enquête (compter plusieurs mois, deux au minimum; beaucoup plus si le partenaire est né loin de Yaoundé). Elle renvoie les documents authentifiés à l'état civil en Suisse.
6) dès que l'état civil a reçu les papiers, il envoie une lettre pour dire de venir fixer la date de mariage
7) rendez-vous à l'état civil où est fixée la date de mariage. Si on veut, le délai peut être assez court, 2-3 semaines par ex.
Voilà. Ils ont peut-être resserré la procédure depuis. Je sais pas. En tout cas c'est absolument absurde comme procédure dans le cas du Cameroun où TOUT s'achète et où il est tout à fait possible d'acheter un visa Schengen qui passe les contrôles pointus. Alors un certificat de célibat et un acte de naissance, de simples bouts de papiers écrits en partie à la main ! A part ça, même si les papiers sont des originaux, il faut prévoir de l'argent pour que les autorités camerounaises se mettent en mouvement : dans un des pays les plus corrompus au monde, le mariage avec un(e) ressortissant(e) européenne, c'est une occasion qui se rate pas ! La démarche est aussi absurde parce qu'au Cameroun, il est tout à fait possible de faire un mariage dit "traditionnel" sans officialiser l'union. Actuellement, la grande majorité des couples officialisent l'union en même temps qu'ils font le mariage traditionnel - tous ne font d'ailleurs pas un mariage traditionnel, mais bon, il est utile de savoir qu'au Cameroun, un(e) célibataire ne l'est pas toujours. Il n'existe pas de procédure de divorce dans le mariage traditionnel, mais il arrive que les couples se séparent. Le nouveau partenaire "rachète" la dot de la femme (avec une somme symbolique) si il veut l'épouser. Donc un faux célibataire peut être réellement un coeur à prendre ! Bref, c'est complexe ;-)
l'un(e) musulman(e), l'autre pas
http://www.cpl-mixte.net/ : un site qui me paraît bien au vu de sa ligne éditoriale.
18 février 2005
Soignez-vous
Téléphone avec une amie camerounaise en grande difficulté financière +
statut légal précaire. Une fois de plus, je constate à quel point
certains migrants culpabilisent d'être malades et prennent des risques
énormes vis-à-vis de leur santé, notamment en attendant pendant très
(beaucoup trop) longtemps de voir si "ça va s'améliorer" tout seul. Or
en Europe je n'ai jamais entendu que les urgences refusent de voir
quelqu'un pour des raisons financières ou de statut légal. Les médecins
sont aussi tenu au secret médical et ils ne dénoncent pas les patients.
Allez vous faire soigner, notamment si vous avez une douleur qui dure,
qui est intolérable ou qui va en s'amplifiant. La douleur est un SIGNAL
que le corps donne pour indiquer que quelque chose ne va pas. Il faut
TOUJOURS en tenir compte. Il y a beaucoup de problèmes médicaux qui
peuvent devenir très sérieux alors qu'au départ un traitement très
simple aurait suffi. Et lorsqu'un problème médical devient très grave,
il peut arriver que même la médecine occidentale la plus sophistiquée
soit incapable de vous soigner. En tout les cas, le traitement devient
plus long, plus coûteux, plus compliqué.
En médecine, la question du TEMPS est toujours très importante. Il faut
aller se faire soigner A TEMPS, comme on dit. Or la personne qui
souffre n'a pas les connaissances médicales nécessaires pour évaluer à
combien se mesure ce " à temps". Parfois il peut s'agir de quelques
jours, parfois aussi c'est une question d'heures. Vous n'avez aucun
moyen de le savoir. La seule solution consiste à consulter le plus
rapidement possible dès l'apparition des symptômes. Ne vous fiez pas
aux conseils des gens : il y a des maladies très différentes qui ont
des symptômes assez semblables et le traitement qu'une personne a pris
peut ne pas du tout correspondre au problème dont vous souffrez vous et
même empirer la situation. Pensez à l'immense chagrin qu'aurait vos
parents, votre conjoint(e) et vos enfants si vous veniez à mourir et
soignez-vous. Pour les femmes : il arrive que les Africaines soient
gênées quand elles ont un problème "en bas" et tardent aussi à
consulter en raison de cette gêne. Pas que les Africaines d'ailleurs.
Ma grand-mère suisse a aussi beaucoup trop tardé à parler de ses
douleurs "mal placées". Quand elle a osé le faire ,c'était trop tard :
son cancer était à un stade trop avancé, elle est morte en quelques
mois. Toutes les douleurs "en bas", fort heureusement, ne sont pas des
cancers. Mais un certains nombres de problèmes gynécologiques qui,
traités à temps, n'auraient pas de conséquence, peuvent entraîner une
stérilité irréversible si ils sont traités trop tard. Le problème,
c'est que les maladies gynécologiques ne provoquent parfois pas ou
quasiment pas de symptômes visibles (absence de douleur notamment). La
solution : faire un contrôle gynécologique une fois par an pour
s'assurer que tout va bien. Toujours "en bas", les infections urinaires
sont assez fréquentes chez les femmes (besoin très fréquent de faire
pipi, sensation de brûlure au moment d'uriner), notamment si vous êtes
stressée. Il n'y a aucune honte à avoir et ça se soigne très bien. On
fait un examen d'urine et on vous donne des antibiotiques. Attention,
si vous tardez trop, l'infection risque de contaminer les reins et le
problème peut devenir beaucoup plus compliqué. Ne prenez pas les
médicaments d'une amie qui aurait eu le même problème : les infections
urinaires peuvent être dues à plusieurs microbes différents et les
antibiotique correspondent à un microbe en particulier. Donc prendre le
mauvais médicament, c'est comme ne pas prendre de médicament. Si
pendant deux jours, vous avez constamment envie de faire pipi, allez
voir un médecin.
17 février 2005
M6 recherche couple mixte sur le point de se marier
J'ai été contactée par M6 qui croyait que j'étais une association. Ils
sont à la recherche d'un couple mixte qui va se marier entre mars et
juin 2005 pour l'émission de Zone interdite. Ils vont suivre 4 couples
pendant les préparatifs du mariage et le mariage lui-même ; cela
devrait donner lieu à deux reportages de 90 min. La journaliste qui m'a
contactée travaille pour la maison de production de Bernard De La
Villardière (i.e celle du présentateur de Zone Interdite). Elle m'a
assuré avec énergie que le but était de faire une émission de qualité.
Intéressés ? Vous pouvez la contacter à Paris au 06 64 819 36 80 ou par
email à caphenry@yahoo.com. N'hésitez pas à lui poser des questions sur
le projet. Elle m'a dit que de toute manière il y aurait une discussion
approfondie avec le couple avant le tournage.
NB : tenez-moi au courant, ça m'intéressera de savoir quand est l'émission et quelles sont vos impressions.
08 février 2005
Quand des musulmanes parlent sexe
A travers mes stats, je remarque que pas mal de gens ont des questions
sur LA sexualité de la femme musulmane, LA sexualité des africain(e)s,
LA sexualité des couples mixtes. Evidemment la réalité est beaucoup
plus complexte. Il y a DES sexualités DES femmes musulmanes etc. Ce
soir sur ARTE, le reportage : quand des musulmanes parlent sexe donnera un aperçu de cette diversité. (8 février : 20 h40 ; rediffusion le 9.02.05 à 15h10, même chaîne).
07 février 2005
Salon du livre africain à Paris
Le 3o avril 2005 aura lieu à Paris le Salon du livre africain (consacré surtout à la littérature d'Afrique noire):
"Evénement inédit, Paris accueillera le 30 avril
prochain, le Salon du livre africain. En plus de faire connaître
gratuitement à un très large public la littérature du et sur le
continent, cette manifestation entend contribuer à la promotion de
jeunes talents à travers un concours d’écriture. Entretien avec
Jean-Paul Mvogo, président de l’association Livres d’Afrique, à
l’initiative de la manifestation."
Métis : SUR ou ENTRE deux cultures ?
Bingo je me suis dit et des anxiétés stupides se sont envolées. SUR deux cultures, quelle bonne idée. Que n'y avais-je songé plus tôt ? Sans doute le fruit des antagonismes raciaux, de cette longue et cruelle histoire de haine et d'exploitation.
Dans ma vie, l'appartenance que je m'attribue n'est pas toujours celle de ma peau. Si je suis la seule blanche quelque part, la plupart du temps, je me dit "on est entre Africains" et pas "je suis la seule Européenne". ça m'arrive de dire des trucs comme "il faut faire des desserts pour les blancs", les blancs ils ont l'habitude d'un dessert" sans me sentir concernée par cette appellation. Avant mon mariage, je ne disais jamais "les blancs", maintenant si. Des fois, je profite un peu de ma position, je parle de sexe et notamment de liberté sexuelle....féminine pour une fois. Comme je suis blanche, on me "pardonne" et ça fait rigoler tout le monde (mais je ne dirais jamais des trucs du genre en présence de mon mari, ce serait la honte totale pour lui). Comme blanche, je peux aussi plus facilement discuter avec des hommes et leur asséner mes points de vue sans qu'on me juge mal. Des fois je sers d'intermédiaire entre les deux mondes, on me demande des explications sur les étrangetés des blancs. (NB : le contexte suisse n'a rien à voir avec d'autres contextes européens. Ici, il n'y a quasiment aucun adulte africain qui soit arrivé en Europe avant l'âge adulte).
En privé, nos parcours personnels si différents aboutissent souvent à des heurts (ça dépend, c'est tout par période). En société, non. On s'adapte au moule de la culture qui domine dans le contexte en question, sans grand problème parce qu'avec le temps on maîtrise de plus en plus les codes de la culture de l'autre. Je vois pas pourquoi ces passages poseraient plus de problème à un enfant amené à les pratiquer dès la naissance.
En ce qui concerne l'identité sociale, les problèmes surviennent s'il existe un racisme ambiant. Mais alors le racisme touche toute la famille, y compris la personne blanche, accusée de « trahir sa race », d'être « une pute qui couche avec les Noirs » etc. (Heureusement, cette problématique de la « trahison » raciale est peu présente en Suisse). La discrimination à l'embauche, ça touche aussi toute la famille (diminution du revenu disponible, etc.) et aussi toute personne pas 100 % occidentale et le métissage n'y est pour rien.
En ce qui concerne l'identité personnelle, je pense que la mixité culturelle ne pose problème que si on s'obstine à voir le monde en blanc et noir et non en multicolore. Or comme dit MICHEL ONFRAY, « penser en termes dichotomiques, c'est le meilleur moyen de ne pas penser ». Le réel est presque toujours plus complexe, les possibiités multiples. Je suis convaincue que la « blancheur » tout comme la « négritude » n'ont aucune réalité si elles sont extirpées des contextes sociaux, culturels, historiques et économiques qui leur impriment une signification. La manière dont ma grand-mère anglaise appréhendait son identité raciale n'a rien à voir avec la mienne. Et pour cause. Elle est née et a vécu une bonne partie de sa vie à l'époque de la splendeur coloniale britannique, du temps où la mappemonde était couverte de « pink bits », i.e les possessions coloniales. Mon père est lui un pacifiste convaincu, né en 1939 à Londres, de ceux qui ont manifesté contre la guerre du Vietnam. On allait à des manifestations de soutien aux migrants organisées par l'église. Enfant, j'étais à chaque fois incrédule quand une loi xénophobe passait. Je n'ai rien à voir avec son mépris des « Pakis ». Sa blancheur n'est pas ma blancheur.
Du simple fait de l'immigration, la vision du monde bouge. J'ai des connaissances qui considèrent que leur foi chrétienne militante est la conséquence de la supériorité morale des Africains, de leur sens «naturel » du partage et de la solidarité. A minima, pour beaucoup, il est impossible d'être athée sans « renier sa culture », « devenir blanc ». Cette conception n'a pas empêché mon mari de se demander, à l'instar de Mongo BETI, dans quelles circonstances ses grands-parents avaient été évangélisés et si la perte des rites ancestraux n'était pas une perte très regrettable. Cette interrogation est née, entre autres, d'expositions de type éthnographique où des objets qu'il avait toujours cru « sans valeur » étaient l'objet d'une mise en scène élaborée dans des musées européens ; de reportages sur des populations « primitives » hésitant entre conversion au christianisme ou visite en ville chez le médecin pour soigner une douleur, essayant d'évaluer l'efficacité des divinités respectives et l'impact sur leur mode de vie de ces évolutions.
Son identité « raciale », on peut se la construire au fil des expériences, des rencontres humaines etc. Connaître ses racines n'implique pas une fidélité à toute épreuve aux modes de faire et de penser de ses aïeux (Ouf, parce que question sexe, je crois que mes mémés étaient plutôt coincées et que ce n'est qu'à la génération de ma mère que..bon, je m'égare..) Au Cameroun, l'affaire est réglée : si vous êtes métis, vous êtes blanc. En Europe, c'est le contraire, vous n'êtes PAS blanc si vos deux parents ne sont pas blancs. C'est simple et carré. Aux enfants que j'espère avoir, je recommenderai de répondre à toute question quand à leur identité raciale « réelle » : « Tout à fait. Si c'est ce que vous pensez » et de ne jamais accepter d'entrer dans le débat. De préserver leur énergie pour créer leur identité, leur manière de vivre, de décider quels amis isl veulent avoir, décider de leurs valeurs etc. Bref, choisir la course qu'ils veulent courir au lieu de se trouver embarqués dans une course dont ils n'ont pas pris le départ. (une métaphore de Théo). Préserver sa LIBERTE, la MOBILITE DE SON IDENTITE.
31 janvier 2005
Critiqué par sa belle-mère !
Mon mari s'est fait critiquer par ma mère pour une question .....de ménage et elle lui a fait les éloges du féminisme ! Quand on vous dit qu'on souffre dans les mariages mixtes ! ;-) !!
Le contexte : j'avais invité mes parents à manger. Tout était prêt sauf
le riz et le poisson et j'ai complètement raté le riz. J'ai alors
demandé à mon mari d'en refaire, ce qu'il a fait. Comme il est habituel
chez nous, ce "manquementt" n'a pas suscité de remarqué négative de mes
parents. Pas plus que ça ne les a surpris que je leur demande des
conseils sur comment griller le poisson (je l'avais payé cher et je
voulais pas me louper). Bon, le repas continue (avec un superbe gâteau
au chocolat, une recette Weight Watchers que j'avais modifiée pour la
rendre comestible). Donc entrée, plat puis dessert. Et puis café. Là,
c'est mon mari qui se propose de le faire. Il le prépare et le sert.
Puis propose du lait et jette la bouteiille PET à la poubelle. Ce geste
malheureux lui vaut les foudres de ma mère. Pas les foudres vraiment,
mais des commentaires vifs sur la nécessité du recyclage. Lui ne savait
pas que ça pouvait se récupérer vu que je ne le récupére pas moi-même.
Il le dit à ma mère mais elle n'en démord pas : c'est à lui qu'elle
veut expliquer les vertus du recyclage vu que c'est lui qui a jeté la
bouteille. Il lui dit : si elle le fait une fois, je le ferai 999
fois. Mais ma mère persiste et continue de ne pas me faire la
moindre remontrance. Il persiste. Elle persiste. Puis il dit que
dans sa culture, c'est pas l'affaiire des hommes, le ménage et qu'elle
pourrait bien me faire des remarques, à moi . Mais ma mère, qui est au
moins aussi têtue que moi, ne se laisse en rien démonter et se lance
dans une grande explication du féminisme et de ses avantages., y
compris pour l'homme.
Le point positif, c'est que comme ça, il comprend d'où je tiens mes
idées. Le point négatif c'est qu'il voudrait que je demande à ma mère
de ne plus lui faire de remarque devant une femme (i.e moi et elle), ce
qui je peux faire mais qui va créer l'idée chez ma mère que je vis avec
un homme décidément peu convenable pour moi. Or elle avait enfin
(4 ans plus tard) compris qu'il était un homme intéressant et bon pour
moi. ... Vu de l'extérieur, ce qui est un peu surprenant, c'est que mon
père qui cuisine souvent, recycle le papier, le PET etc et fait TRES
souvent du café, a toujours été ravi d'avoir des filles et ous a élevée
de manière à ce que nous soyions persuadées ma soeur et moi de n'avoir
AUCUNE RAISON de servir un homme n'a pas ouvert la bouche pendant tout
l'échange. ça m'aiderait s'il en plaçait une de temps à autre.